29.09.2009

Emprunté à Charles Dickens

— Nous sommes amis......

— Et nous resterons amis une fois séparés.....

02.09.2009

feuille morte

 

Enfin parfaitement dénuée de vains espoirs. Inutiles prétentions.

Renonçant à la satisfaction de mes désirs.

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J'ai repris des forces...

"La merveille est dans l'instant"



 

08.06.2009

Quoi de nouveau ?

Pendant que je me laisse gentiment oublier, Wild wind et tornade bichonnent leurs cruautés d'indifférence et d'un dragon terrassé font une simple grenouille... J'aurais tant aimé n'être pas tant azimutée mais c'est comme ça que m'ont fait la vie, les faits et les fées... 

Où est passé l'enchantement et comment retrouver le parfum des moments qui s'étirent lents... épatants, patents, latents, j'attends, j'attends, j'attends tout le temps...


Ma grand-mère était pas méchante, (si, elle l'était) simplement elle était égoÏste, d'un égoïsme ravissant, de celui qui fait que les autres et tout ce qu'ils peuvent bien penser de vous vous passe au-dessus de la tête et ne vous empêche pas d'agir à votre guise, une locomotive la salope, quelle force de caractère...

Agir à sa guise... Ah ce que j'aimerais, moi qui toujours pense d'abord à l'autre, aux autres, Ah ! les Zôtres ! Ah ! leurs désirs, leurs sentiments, et tcetera tcetera...

Quelle conne ! Marre des autres. Est-ce qu'il ont de ces attentions pour moi eux hein ? Que dalle, à eux d'abord et le reste s'il en reste...   Word on a wing...

13.02.2009

Je t'haine


Le deuxième volet est sorti !

 LAURENT DARRIEUX-JE T'HAINE-ÉDITIONS ÉDILIVRE APARIS

Ça vaut le détour !

17.01.2009

Laurent Darrieux-Les sentiments alternatifs

couverture - copie.jpgJe piaffais d'impatience de le faire, c'est donc avec un plaisir non dissimulé que j'ai enfin feu vert et carte blanche pour vous annoncer la parution du livre de laurent Darrieux : Les sentiments alternatifs.

Un écrivant, définition : c'est un écrivain vivant et un être humain qui écrit, qui nourrit ses écrits de sa vie et sa vie de ses écrits, en fait sa propre alchimie.

Un écrivant, ce mot n'est pas encore dans le dictionnaire mais c'est imminent, j'ai mes sources, et c'est donc à ce titre que j'ai le privilège de vous faire part de l'arrivée en trombe d'un précurseur véritable ici incontestablement inspiré dans l'art de manier les mots, ce qu'il fait à sa façon directe et efficace, parfois crue, sans superflu mais aussi sensible, sincère, drôle, passionnée, troublante et lyrique tour à tour. 

Un mélange complexe, une alchimie, comme dans la vie... Ce mec est magique...

Sa prose ne se lit pas, elle se dévore, elle vous prend gentiment par la main ou violemment aux tripes, c'est un élan, un souffle, un cri, une claque à la maussaderie ambiante, un éclat de rire, une caresse... 

Dans ses pages, chacun de nous peut se retrouver un peu et peut-être en ressortir plus vivant.

Oulla, je me laisse emporter et je voudrais pas trop flatter l'égo du monsieur qui est déjà suffisamment développé, (c'est là son moindre défaut...) mais lisez et faites-vous vous-même votre opinion.

Laurent Darrieux. Les sentiments alternatifs.

11.01.2009

le courage de rêver

Intéressant ! Le nouveau blog d'anne Archet.

l’imagination-ou-la-mort

 

Ah et puis oui, j'ai très envie de citer ici Charles Baudelaire, cet homme lucide : 

« Le beau est fait d'un élément éternel, invariable, (...) et d'un élément relatif, circonstanciel, qui sera, si l'on veut, tour à tour ou tout ensemble, l'époque, la mode, la morale, la passion. Sans ce second élément, qui est comme l'enveloppe amusante, titillante, apéritive, du gâteau, le premier élément serait indigestible, inappréciable, non adapté et non approprié à la nature humaine » .


Beaudelaire, l'Art Romantique.

07.01.2009

Et oui, quand même, une bonne année... détendu


25.12.2008

Noël noël.....

 

Petit Papa Noël,

Tu sais que cette année, j'ai pas été très sage,

mais j'ai tout fait pour rendre les gens heureux autour de moi, 

tout ce qui était en mon pouvoir je crois

et même aussi un peu de ce qui ne l'était pas.


Cette année fut remplie de mes rêves illusoires

si fragiles qu'ils se sont envolés comme des papillons

car comme des papillons ils étaient si légers...

et leur départ m'a seulement laissé le coeur plus grave.


Cette année, j'ai bien cru que tu allais passer pour m'apporter le plus joli cadeau

que j'eusse jamais osé espérer

mais, mais, mais....

mais je n'ai plus six ans depuis tellement d'années

je voudrais l'oublier,

marcher les yeux fermés sur les pierres volantes

de mon jardin secret...


ici je me retire, je m'habille du sang des fleurs, de sons ivoire 

et des parfums brûlés sur ma peau scarifiée d'invisibles caresses imaginées.

La vie doit être rêvée sinon ce n'est même pas la peine...

La vie est une longue histoire qu'on doit se raconter soi-même...

alors je vais continuer, m'inventer des histoires... rêver

les choses vont changer, hein dis,

petit Papa Noël...

17.12.2008

Joyeuses fêtes

Fêtes

conventions

poussière

froid

politesse

hypocrisie

souhaits

guirlandes

hiver

clinquant

désert

glacé

neige

se retirer

dormir

terrier

hiberner

miel

cheminée

feu

magie

bougies

un verre de vin

un bon bouquin

un rêve encore à caresser.

15.12.2008

Censure...

Ne rien demander, rien,

juste exister...

14.12.2008

Sous la nuit

Embruns et vent glacial

jouent à poser du givre

scintillant sous la nuit...

13.12.2008

Dans le dos des miroirs est en vente sur...

Dans le dos des miroirs est en vente sur...

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et #mce_temp_url#,

ainsi que #mce_temp_url#

et sur #mce_temp_url#.

Vous l'avez lu ? Ou lu juste un extrait ? N'hésitez pas pour les commentaires !!!

 

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12.12.2008

Douceur

De la mousse sous tes pas,

de la douceur dans ton regard,

la lune est pleine.

07.12.2008

Rêve

... Et puis soudain,

ton poids sur moi...

rien d'autre...

04.12.2008

Obsessions

 

L'amour... sentiment, émotion, frisson, chaud, glacé, joues en feu, gorge serrée, trembler

sous toutes ses formes des plus aux moins domptées

la beauté... obsédée non par la beauté physique évidente mais par l'autre, l'aura... Je m'accomode facilement de nombre de défauts physiques si l'âme a cette chose indéfinissable qui me mets à sa merci

m'enivrer de l'odeur du corps aimé à m'y rouler

le plaisir

la gentillesse

une attention, un rien

les beaux moments rares à ne pas oublier

la douceur dans un regard

la surprise de voir qu'on pense à vous c'est fou

une rencontre 

dans la démesure

une nuit étrange, suspendue

la fidélité des sentiments

par-delà tous les désaccords

savoir qu'on ne peut pas lire mes pensées

s'accorder le bénéfice du doute

m'asseoir et ignorer l'heure de ma mort

un peu trop sauvage rester

refuser de me laisser dresser

faire péter parfois la musique trop fort à des heures indues, les voisins râlent, détester les voisins

me protéger, j'aime toujours trop fort aussi, je sais, je sais

mais là pas de voisins

me détacher un peu pour respirer, pas me laisser briser

laisser le vent voler, la liberté, rêver

les mots, la musique, la beauté m'emporter

une voix pour assourdir ma peur

endormir ma douleur

telles sont mes obsessions, mes illusions et mes chimères...

 

03.12.2008

Inconforme !

Inconforme, c'est ce que je suis.

Encore plus atypique et décalée de jour en jour et me complaisant dans une marginalité qui me ramène au plus près de la solitude et de l'étrange. C'est ce que mon miroir me renvoie dans vos yeux, ça doit être vrai here and now, la vérité de l'instant. Non ?

Oui et alors ? Et vous ? Vous êtes bien au chaud dans votre vie ? Bien entourés ? Je ne vous dérange pas au moins  ? Si un peu ? Beaucoup ? Pas du tout ?

Arrrh pardon je sais je sais on entend plus la télé

c'est comme quand j'écris sur le papier

les mots parfois, souvent dépassent ma pensée

même si c'est du fond du coeur

pour vous c'est de l'ailleurs

mais c'est l'unique endroit où il n'y a

pas de frontières et pas de murs

où les erreurs

ne comptent pas comme péché mortel

c'est comme ça, la vie nous a été jetée

comme j'écris du clavier

ce coup de gueule, coup de blues,

ces satanées idées, sans plus trop y penser.

Je suis un grand château hanté

délabré, un château de cartes

écroulé avec des oubliettes pour oublier.

L'as de coeur, où il est passé ?

 

12.11.2008

Corps à corps

J'ai fait un café

j'en avais pas vraiment envie

j'ai pris un wisky

ça m'a donné goût à la vie

je me suis couchée

et j'ai commencé à rêver

dans mon oreiller

j'ai caché mes sanglots mouillés

je me suis lâchée

et j'ai enroulé dans les draps

ton image dressée

pour mon plaisir et sous mes doigts

j'ai laissé gronder

mon désir étourdi de toi

ça m'a arraché 

des soupirs et des cris de joie

et mon corps privé

de tout état d'âme ou remords

m'a transporté là

où j'imagine que tu dors

je me suis laissée

emporter dans un corps à corps

où j'ai déchaîné 

ma peau nue à frotter si fort

j'ai vogué, déchiré 

la réalité qui s'endort

j'ai rêvé de ton corps si fort

que les marques me brûlent encore...

  

25.10.2008

Petit poème absurde

fragile flash hagard

esclave de ses sentiments étouffants un peu à l'ouest

la colère part en fumée dans un hurlement froid

la bibliothèque lancinante de l'esprit

danse en rond et roule vers la nuit

et c'est quoi ce moulin là qui court devant moi ?

 

18.09.2008

Quoi ? Un poème....

Question : Quoi de plus anti commercial qu'écrire des nouvelles de nos jours ?

Réponse : Écrire des poèmes !

Hélas , je ne peux m"empêcher de commettre ce crime de lèse modernité... Alors, en avant première, un extrait de mon prochain recueil de poèmes, oui, vous avez bien lu... un poème. Avant le roman, avant toute chose, parce que c'est vous, parce que c'est moi et bla bla bla, quelques rimes, voilà.

 

 

Ce sera la fin de l'automne

quand j'entendrai tes pas

et tes lèvres brûlantes s'approcher pour tout bas

prononcer et lisser mon nom comme un galet

et tes mains se glisser

sous le lourd pull de laine

pour découvrir ma peau

fiévreuse et rappeler

à ma chair endormie

qu'elle existe et qu'elle vit

lumineuse et sacrée

je l'avais oublié ou presque mais c'est vrai.


Je m'éveille, la chaleur m'envahit,

mes joues sont-elles toutes rouges ?

mes jambes soudain coton voudraient se dérober

et si là dans tes bras tu ne me retenais

mon coeur ivre de joie risquerait de voler,

de s'enfuir à jamais comme un oiseau sauvage

sur cet éclat de rire posé sur ton visage.


Je suis déjà là-haut

l'air vif est parfumé

par les feuilles tombées

et les brumes du soir

couleur d'ambre et de sable

rougis par le couchant.

Je t'attends, je t'attends

là où mes pensées folles prennent feu dans le vent

je t'attends, je t'attends ! Allez qu'est-ce que t'attends ?

10.09.2008

Question du jour

Question de toujours : POURQUOI ?

Toujours d'actualité, cette simple question existentielle... Question de gosse, la question la plus énervante du monde.

Pourquoi le ciel est bleu ? 

Pourquoi la chlorophylle rend-elle les feuilles vertes et pas roses ?

Pourquoi le feu nous brûle-t-il les doigts ?

Pourquoi il y a ce clavier devant moi ?

Pourquoi écrire ces mots que quelques-uns liront et oublieront ?

Pourquoi la vie ?

16.08.2008

Quelques pages...

                                                    Un autre extrait de "Dans le dos des miroirs"

                                                     Éditions ÉDILIVRE APARIS :

Je sais parfaitement qu’écrire, c’est se mettre en 

danger, c’est risquer sa peau. Écrire, c’est mêler le 

monde à ce qui ne le regarde pas : nous-même, nos 

pensées les plus intimes, nos sentiments les plus purs 

ou les plus honteux, nos rêves les plus secrets et tout 

ce qui existe entre ces deux extrêmes, ceux qui 

écrivent le savent bien. Pas étonnant qu’on écrive 

surtout des romans, des... histoires. On peut alors 

transformer, masquer, montrer ou réduire la réalité de 

la part de nous-mêmes qui se trouve là, couchée sur le 

papier, plus ou moins dénudée, la vérité, notre vérité 

qui ne sort jamais sans vêtements, ce serait vite 

inassumable. 

Mais est-ce que le danger que cela constitue (de se 

dévoiler, de se mettre en plein jour) pour sa propre 

vie, son propre équilibre n’est pas ce qui motive en 

grande partie l’acte lui-même ? Ce danger, cette 

 83 

sensation de marcher sur un fil tendu entre deux à- 

pics au-dessus d’un précipice... Le frisson délicieux. 

J’en veux à l’écriture qui est comme la danse, 

discipline et souffrance pour obtenir la perfection du 

geste, l’adéquation du mot avec l’idée. Et merde. 

Mais je crois que la beauté existe et qu’elle est une 

forme d’amour. Je crois que les belles choses 

deviennent visibles lorsqu’on cherche sans répit à les 

voir et je crois qu’on ne peut pas les voir si on refuse 

d’y croire et qu’on devient alors aveugles à leur 

évidence devant soi. Nous sommes libres de voir et de 

croire. Ou de nier. 

Non seulement les relations amoureuses mais 

toutes sortes de domaines relationnels ont un 

caractère érotique. On l’occulte bien sûr parce que 

c’est difficile à assumer. 

LA question n’est pas d’« être ou ne pas être », ce 

serait plutôt aimer ou ne pas, être aimé ou pas, 

l’expansion, la non-résistance à cela est plus rare 

qu’on ne croit. Il n’y a pas de contact réel entre les 

humains, c’est confondant. Ça me tue. 

Je me dis : on ne peut pas aborder les gens comme 

dans un roman en leur disant : « Bonjour, quelle est 

votre douleur ? » 

Pourtant ce serait si simple et si beau, ce serait si 

bon. 

On ne peut pas, pourtant j’ai essayé une fois ou 

deux et j’ai le sentiment de n’avoir eu qu’à tendre la 

main pour me retrouver un peu au-delà de la 

mornitude. 

Alors il faut bien se rendre à l’évidence, c’est dans 

l’écriture que réside mon seul véritable espace de 

liberté, comme pour bien des « écriveurs », c’est là 

 84 

que je suis encore sans contrainte ou censure, sans 

regard extérieur penché sur mon épaule pour me 

juger, hors d’atteinte, mon seul maître, mon propre 

spectateur. Je ne pense pas réellement à ce que va 

penser l’autre, de l’autre côté, celui qui va me lire, si 

je mettais cela dans la balance, je ne pourrais plus 

rien écrire. Je me dis toutefois : « il va peut-être 

comprendre, il va peut-être aimer, il va peut-être 

m’accepter telle que je suis avec mes contradictions, 

ma futilité et mon horrible vanité, il va peut-être 

m’aimer. » Et de me rapprocher autant que je peux 

sans en brûler de la vérité. 

Il y a des choses de soi qu’on ne peut donner à 

personne, – d’ailleurs qui en voudrait ? – des choses 

pour lesquelles l’écoute de quelqu’un d’intime non 

seulement ne suffit pas mais est quasi-impossible 

parce qu’il nous connaît, parce qu’il s’est forgé son 

image de nous en en éludant certaines parties. La 

totalité lui échappe. Pour cela un interlocuteur 

inconnu est parfois le seul possible pour se découvrir 

soi-même, pour ne pas s’ennuyer ferme avec soi- 

même, pour mettre à jour et magnifier ce qu’on ne se 

connaît pas encore et qui soudain nous épate nous- 

même, qu’on n’avait jamais vu. Échapper à tout ce 

système qui statufie notre être et rend impossible la 

communication, c’est le pied ! Laissons-nous la 

possibilité d’être autrement, ailleurs. 

J’en demande beaucoup alors j’écris. 

Écrire fait partie de ces actes insensés, c’est ouvrir 

une porte vers l’inconnu qui écoute, c’est ouvrir 

toutes les portes afin de trouver quelque chose qui 

n’est pas la sortie du labyrinthe, oh non, loin de là ! 

C’est un autre pays, une autre époque, en d’autres 

temps, d’autres lieux et c’est un autre espace... C’est 

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une nouvelle vie dans le monde des « si », l’univers 

des possibles où tout peut arriver. Là ce qu’on veut 

enfin, c’est qu’à travers les pages, les histoires, les 

images, entre les lignes et les mots, on nous trouve, 

nous, l’auteur caché dans cette autre dimension, 

rêvant depuis longtemps d’en être débusqué. Au fond, 

c’est nous qu’on veut montrer, c’est nous qu’on 

entend faire aimer, détester, plaindre. En secret, c’est 

notre visage dénudé de ses masques qu’on tend à son 

miroir, son témoin, son lecteur. 

Et c’est son amour qu’on désire. 

Visage d’Ange il m’appelait, mon vieux prof de 

dessin... 

moi 20 ans visage d'ange - copie.jpg

14.08.2008

Lumière !

d la tête 

b le corps

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drian, j'enlève le O... un hommage à une chanson de mon petit frère intitulée : "Dorian" 

adri andro-gyne

bow comme bowie

dler comme baudelaire

db comme initiales parce que mes initiales je me les garde près du corps

comme garde du corps

car aucun rêve n'est mort dans l'ombre

qui dort




 

10.08.2008

C'est Dimanche !

Dedans autour  pulsion  émeraude geste audacieux théatre précieux chêne frénétique penché dans le froid terre indifférente sursaute et l'or coule. 

 

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09.08.2008

les meilleurs lecteurs

Quand on est publié il faut tout de suite se faire à l'idée que des gens que vous n'aimez pas vont vous lire, des gens de qui vous préfèreriez rester caché, des gens que vous ne pouvez pas piffer même en peinture ! Pour assumer tout ça, il faut l'oublier, s'en défaire, ne plus penser à ce poids, s'en délester, se blinder car de toute façon c'est inutile vous n'y couperez pas, vous ne pouvez pas y échapper ; les gens que vous détestez sont une partie de votre lectorat, de votre public, ils ont ce droit. Et si vous ne le supportez pas, arrêtez d'écrire tout de suite car dans ce cas vous vous préparez à un enfer.

Il y a pire encore : les gens que vous aimez, ceux que vous ne voulez absolument pas blesser ni voir souffrir d'aucune manière que ce soit. Et bien ceux-là aussi il vous faut les oublier car sinon vous allez devoir peser chaque mot que vous allez écrire, avant, pendant et après, vous allez freiner votre plume pour ne pas choquer, détourner vos élans pour amortir vos propos, adoucir votre hargne et votre colère, gommer vos aspérités, vos éclats de rire et de passion, tout ce qui peut contrarier, offenser ou froisser, bref la cata pour un écrivain... L'auteur doit être libre. S'il écrit c'est pour se trouver sans contrainte dans cette forme d'espace à lui qu'il crée et qu'il maîtrise, il ne peut y avoir personne derrière son dos penché sur son épaule, si ce n'est ses fantômes et son inspiration. Il doit être seul maître à bord.

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Les meilleurs lecteurs sont les inconnus, pour qui vous n'êtes rien qu'un nom sur une couverture, dont l'estime vous est si ce n'est indifférente du moins très loin d'être vitale. Je me rends compte maintenant que mon livre est sorti, avec tout ce qu'il contient de moi livré en pâture à tous ceux qui prélèvent leur petit billet de leur portefeuille pour se l'approprier que ce n'est finalement ni sérieux ni anodin mais une sorte de mélange boiteux. Un livre est une étrange chose qui une fois sortie de soi ne doit plus être considérée comme vous appartenant, doit devenir pour vous un objet un peu étranger et vous remettre dans les mains un paquet de nouvelles pages blanches à remplir. Et la liberté de recommencer à zéro. Carte blanche pour le prochain livre !

Les meilleurs lecteurs, c'est vous ! Je vous prépare plein de surprises.

22.07.2008

Les orteils en éventail.

Et bien oui ! Il y a des jours comme ça ! Zen...
J'attends... l'inspiration

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20.07.2008

Les premières pages...

Les premières pages de "Dans le dos des miroirs" sont lisibles sur le site d'ÉDILIVRE. Allez y faire un tour.

Tous vos commentaires sont les bienvenus surtout les bons à très bons ou même les dithyrambiques.... pour ceux-là pas d'hésitation !

15.07.2008

Ça y est ! "Dans le dos des miroirs" est sorti !

Ça y est ! "Dans le dos des miroirs" est sorti ! Vous pouvez en lire les premières pages et/ou le commander sur le site d' ÉDILIVRE que j'indique ci-contre dans la colonne à droite.

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Et pour fêter ça je vous confie ici la dernière phrase comme ça, pour le plaisir qui j'espère sera partagé.

"En lui il y a sa chaleur, tout un monde... La perfection."

12.07.2008

Les dernières phrases.

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Si comme moi, vous êtes parfois victimes de quelques petites manies compulsives mais sans danger, vous comprendrez ce que je veux dire.

Avant d'acheter un bouquin, j'aime à le pressentir, le deviner, le supposer et pour ce faire, toujours, je le prends dans les mains, le tourne, le retourne, le titre compte pour beaucoup mais surtout, surtout je ne peux faire sans m'octroyer le luxe de l'ouvrir à la dernière page et de lire la toute dernière phrase, c'est comme ça, je ne peux pas m'en empêcher.

Grâce à ce procédé, je suis allée vers des livres qui à priori ne m'auraient pas interpellée et parfois, arrivée à la fin, comprenant le déroulement et l'enchaînement des évènement qui l'habitent et ont amené cet ultime propos, je me suis dit : "Ça n'avait rien à voir mais quand même, je ne regrette pas, ça valait le coup" et de refermer le bouquin avec... comment dire ? une euphorie sereine ou une sérénité euphorique, enfin je suis sûre que vous me comprenez.

Aussi, quand je suis tombée sur "Le prince des marées" de Pat Conroy, j'ai aussitôt ressenti le poids de ce livre — le poids... oui, c'est sûr, il fait plus de 1000 pages ! — et j'ai remis à plus tard le soin de le lire... en fait j'ai attendu un an avant de revenir le trouver dans ce rayonnage où il m'avait sagement attendue chez mon libraire préféré. J'avais ajourné un plaisir et ce plaisir n'en fut que plus grand lorsqu'enfin je me décidai à y céder. Ainsi est incalculable le retentissement sur moi du grand souffle épique de ce conte moderne où réalisme et rêve s'entremêlent pour finir sur...... oui, tenez, un cadeau, voilà, la dernière phrase :
"Mais c'est la vie secrète qui me nourrit en cet instant, et alors que j'arrive au sommet de ce pont, je dis dans un murmure, je dis comme une prière, comme un regret, comme une louange, je dis sans savoir pourquoi je le dis, ni ce que cela signifie, mais chaque soir quand je rentre vers ma maison sudiste, ma vie sudiste, je murmure ces deux mots : "Lowenstein, Lowenstein." "

10.07.2008

Et pendant ce temps-là les mouettes rigolent !

Ce que ça peut être con une mouette ! Et n'allez pas croire que je déteste les animaux, n'est-ce pas ? Souvent d'ailleurs je ne suis pas loin de les considérer comme bien plus aimables dans leur ensemble que les humains... Passons. Mais celle-là, elle est là, qui me regarde, perchée sur son lampadaire bleu tout recouvert de fiente, elle penche un peu la tête de côté, avec attention, j'ai l'impression qu'elle se fout de moi la saleté ! C'est pas qu'une impression... c'est sûr, elle se fout de moi !

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On pourra me taxer de parano mais je sais qu'elle m'a à l'oeil depuis quelques jours. Elle me surveille, épie mes allées et venues, m'attend quand je rentre et que je gare ma caisse sur la terrasse, elle est encore là quand je sors la poubelle et à nouveau quand je ressors pour aller arroser mes arbres au jardin à la fraîche. Je suis sûre que c'est elle qui fait exprès de chier sur les pots de mes bonsaï juste quand je viens de bien les nettoyer, de mettre une jolie mousse, de débarrasser les tables qui les supportent de leurs feuilles mortes et bestioles diverses. Je lis ses intentions dans son attitude lointaine quand elle fait exprès de me tourner le dos pour bien me signifier que je ne suis que dalle pour elle.
Et j'attends toujours la publication de mon livre. Bientôt le jour j !

08.07.2008

C'est pas moi !

C'est Maupassant qui l'a dit :
"On n'est jamais à l'aise avec un écrivain, on ne peut jamais être sûr qu'un jour il ne vous mettra pas au lit, tout nu, entre les pages d'un livre."


Ah ah ah ! J'adore !



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